Étude PLOS WATER 2025 : 98% des microplastiques dans l’eau échappent aux contrôles

J’ai découvert cette étude il y a quelques jours. Et honnêtement, elle m’a fait reconsidérer tout ce que je pensais savoir sur la qualité de notre eau potable.

Publiée le 15 janvier 2025 dans PLOS Water, cette recherche du CNRS et de l’Université de Toulouse révèle une réalité qui devrait tous nous interpeller : 98% des microplastiques présents dans l’eau française sont trop petits pour être détectés par les normes européennes actuelles.

Vous buvez de l’eau en bouteille en pensant faire le bon choix ? Vous faites confiance à l’eau du robinet car elle est « contrôlée » ? Dans les deux cas, vous allez découvrir pourquoi ces certitudes méritent d’être questionnées.

Les chercheurs ont analysé plus de 660 000 particules dans 10 marques d’eau en bouteille et l’eau du robinet toulousaine. Je vais vous expliquer ce qu’ils ont trouvé — et surtout, comment vous pouvez vous protéger efficacement. Mais avant ça, regardons les chiffres qui m’ont le plus marqué.

vue macro de microplastiques colorés sous microscope ou goutte d eau avec particules visibles en su
Ce que vous allez apprendre
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Ce que vous allez apprendre

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Pourquoi l'eau "conforme aux normes" peut contenir des milliers de microplastiques invisibles

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La vraie différence entre eau du robinet et eau en bouteille (les résultats vont vous surprendre)

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Les risques identifiés par la science — sans alarmisme, mais sans détour

Quelle technologie élimine réellement 99,9% des microplastiques

Sommaire
  • 1 Ce que révèle l'étude PLOS Water
  • 2 Particules invisibles aux contrôles
  • 3 Risques pour votre santé
  • 4 Comment vous protéger
  • 5 Ce qu'il faut retenir
  • ? FAQ

Les chiffres qui interpellent

Tableau Microplastiques
Indicateur Valeur
Concentration selon les marques 19 à 1 154 microplastiques/litre
Particules invisibles aux normes EU 98% (< 20 μm)
Particules les plus dangereuses (< 10 μm) 94%

CE QUE RÉVÈLE VRAIMENT L'ÉTUDE PLOS WATER

L’équipe de recherche a utilisé une technologie de pointe : la microspectroscopie Raman automatisée. Elle détecte des particules dès 1 micromètre de diamètre. C’est 20 fois plus précis que ce qu’exige la réglementation européenne.


Premier constat frappant : les concentrations varient de façon spectaculaire d’une marque à l’autre.

Certaines eaux en bouteille contiennent à peine 19 microplastiques par litre. D’autres en affichent 1 154. Vous avez bien lu : un facteur 60 entre la meilleure et la pire.


Deuxième surprise — et celle-ci m’a vraiment étonné : l’eau du robinet de Toulouse (413 MPs/L) se révèle plus contaminée que 8 des 10 marques d’eau en bouteille testées.

Pourquoi cette différence ? L’explication tient à la source. Cette eau provient de la Garonne, une eau de surface. Les eaux souterraines, elles, bénéficient d’une filtration naturelle par les sols.

17 types de polymères identifiés

Les chercheurs ont détecté 17 types de plastiques différents. Les plus fréquents :

  • Polyéthylène (PE) : présent dans 100% des échantillons
  • Polypropylène (PP) : provient principalement des bouchons
  • PET : détecté dans seulement 7 marques sur 10

Ce dernier point est essentiel. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la bouteille en plastique n’est pas la source principale de contamination. Les microplastiques proviennent majoritairement de l’eau brute elle-même et des processus de traitement en amont.

LE PROBLÈME DES PARTICULES INVISIBLES AUX CONTRÔLES

C’est la découverte la plus préoccupante de cette étude. Et je trouve qu’on n’en parle pas assez.

La Directive Européenne 2020/2184 fixe un seuil de détection à 20 micromètres. Ça paraît raisonnable, non ?

Sauf que 98% des microplastiques détectés par les chercheurs mesurent moins de 20 μm.

En clair : la quasi-totalité de la contamination échappe aux radars officiels. Quand on vous dit que votre eau est « conforme aux normes », on ne vous ment pas. Mais ces normes ne mesurent qu’une infime partie du problème.

Plus inquiétant encore : 94% des particules font moins de 10 micromètres.
Pourquoi ces particules sont-elles plus risquées ? Parce qu’elles sont suffisamment petites pour traverser la barrière intestinale et s’accumuler dans vos organes.

 

👉🏻 L’Organisation mondiale de la Santé indique que les microplastiques présents dans l’eau de boisson, d’une taille supérieure à 150 microns, ne sont en principe pas absorbés par l’organisme humain, et que l’absorption des particules plus petites devrait rester limitée.

Combien de microplastiques j'ingère chaque jour ?

En moyenne, 60 mg quotidiennement. Soit environ 52 000 particules par an. Les produits laitiers représentent la source principale en France.

Oui, en partie. Votre organisme évacue une fraction via les selles. Une alimentation riche en fibres accélère ce processus en réduisant le temps de transit.

Elle contient des microplastiques, mais généralement moins que l’eau en bouteille. Un système de filtration par osmose inverse ou ultrafiltration élimine 80 à 99% des particules.

     

Les fruits rouges riches en anthocyanes : myrtilles, mûres, cerises, framboises. Leurs pigments naturels atténuent le stress oxydatif causé par les microplastiques.

               

Absolument. Riche en fibres, fruits, légumes et antioxydants, il renforce votre barrière intestinale. L’étude de Toulouse montre qu’il atténue significativement les effets néfastes des microplastiques.

Pour comprendre les échelles de taille

Tableau Comparatif Tailles
Élément Taille
Cheveu humain 70 μm
Seuil réglementation EU 20 μm
Seuil OMS (risque élevé) 10 μm
Détection étude PLOS Water 1 μm

Les chercheurs du CNRS sont clairs dans leurs recommandations : la fraction 1-20 micromètres doit impérativement être intégrée aux directives européennes. Attendre des données toxicologiques complètes — qui pourraient prendre des décennies — n’est pas une option responsable.

CE QUE LA SCIENCE SAIT DES RISQUES POUR VOTRE SANTÉ

Je préfère être honnête avec vous : les effets à long terme des microplastiques sur la santé humaine ne sont pas encore totalement compris.

Mais les signaux d’alerte s’accumulent. Et certains résultats récents méritent votre attention.

L'étude qui a changé la donne en 2024

Une étude clinique majeure a établi pour la première fois un lien direct entre la présence de microplastiques dans les plaques d’athérosclérose et le risque cardiovasculaire.

Les chiffres sont parlants : sur 257 patients suivis pendant 34 mois, ceux présentant des microplastiques dans leurs artères avaient un risque 4,5 fois plus élevé d’infarctus, d’AVC ou de décès.

Est-ce que ça prouve une causalité directe ? Pas encore. Mais n’est-ce pas suffisant pour prendre des précautions ?

Où retrouve-t-on des microplastiques dans le corps humain ?

Des études ont détecté des micro et nanoplastiques dans le placenta, les poumons, le foie, ainsi que dans le lait maternel, l’urine et le sang.

Ces résultats suggèrent une bioaccumulation systématique. Les particules entrent dans notre corps et s’y installent.

Les études en laboratoire montrent que certains microplastiques induisent un stress oxydatif, une inflammation et la mort cellulaire. Les additifs plastiques peuvent agir comme perturbateurs endocriniens. Et ces particules servent de vecteurs à d’autres polluants persistants.

👉🏻 Pour aller plus loin sur les dangers des microplastiques et découvrir la méthode surprenante qui élimine 90% des particules (faire bouillir l’eau), consultez notre guide complet sur les microplastiques dans l’eau.

COMMENT VOUS PROTÉGER EFFICACEMENT

Vous vous demandez probablement ce que vous pouvez faire concrètement. Deux options s’offrent à vous.

La première : attendre que la réglementation évolue. Ça pourrait prendre des années.

La seconde : prendre les devants avec une solution de filtration adaptée.

Si vous êtes sur ce site, je suppose que vous préférez la seconde option. Alors voyons ce qui fonctionne vraiment.

Toutes les technologies ne se valent pas

J’ai compilé les données de l’ANSES pour vous aider à y voir clair :

Tableau Technologies Filtration
Technologie Taille filtrée Efficacité microplastiques
Osmose inverse 0,0001 μm 99,9%
Ultrafiltration 0,01 μm > 99%
Charbon actif seul 0,2 μm Partielle
Carafe filtrante Variable Insuffisante

Vous utilisez une carafe filtrante en pensant être protégé ? Je comprends, c’est pratique et économique. Mais contre les microplastiques les plus fins, elle ne suffit pas.

L’osmose inverse reste la technologie la plus efficace contre les microplastiques. Elle retient les particules jusqu’à 0,0001 micromètre. Découvrez notre sélection de systèmes d’osmose inverse testés pour trouver celui adapté à votre budget.

Ma recommandation

L’osmose inverse reste la technologie la plus efficace. Elle retient les particules jusqu’à 0,0001 micromètre — bien en dessous des plus petites particules détectées dans l’étude.

Pour une protection optimale, je vous conseille un système multi-étapes combinant préfiltre, charbon actif et membrane d’osmose. Des systèmes comme ceux de Waterdrop ou Pure Filters offrent cette approche complète.

Le charbon actif seul ne suffit pas pour les particules les plus fines. Si vous voulez vraiment vous protéger, ne faites pas l’économie d’une vraie solution.

CE QU'IL FAUT RETENIR

L’étude PLOS Water de janvier 2025 établit trois faits majeurs :

Premièrement, la contamination par les microplastiques est systématique dans l’eau potable française. Bouteille ou robinet, personne n’y échappe.

Deuxièmement, la réglementation actuelle sous-estime radicalement notre exposition réelle. Elle ignore 98% des particules présentes.

Troisièmement, les technologies pour se protéger existent et sont accessibles. Vous n’êtes pas condamné à subir cette contamination.

En attendant que les normes européennes évoluent, la solution la plus pragmatique reste l’installation d’un système de filtration performant. C’est un investissement pour votre santé et celle de votre famille.

FAQ - QUESTIONS FRÉQUENTES

L'eau en bouteille est-elle plus sûre que l'eau du robinet ?

Pas systématiquement. L’étude montre que l’eau du robinet de Toulouse (413 MPs/L) contient plus de microplastiques que 8 marques d’eau en bouteille sur 10.

Mais certaines eaux en bouteille affichent jusqu’à 1 154 MPs/L. La source (eau souterraine vs surface) compte plus que le contenant.

La Directive 2020/2184 fixe un seuil de détection à 20 μm pour des raisons techniques et économiques. Or 98% des microplastiques mesurent moins de 20 μm.

Les chercheurs recommandent d’abaisser ce seuil à 1 μm. C’est techniquement réalisable aujourd’hui.

Non. Le charbon actif seul ne retient que les particules supérieures à 0,2 μm.

Pour éliminer 99,9% des microplastiques, y compris les plus petits (jusqu’à 1 μm), l’osmose inverse ou l’ultrafiltration sont nécessaires.

     

Les études à long terme chez l’humain manquent encore. Mais une étude de 2024 a montré un risque cardiovasculaire 4,5 fois plus élevé chez les patients présentant des microplastiques dans leurs artères.

L’OMS considère les particules de moins de 10 μm comme présentant le risque le plus élevé. Et 94% des particules détectées dans l’étude sont dans cette catégorie.

               

L’étude n’identifie pas les marques pour des raisons commerciales. Les concentrations varient de 19 à 1 154 MPs/L.

Le facteur déterminant semble être la source (eau souterraine = moins contaminée) plutôt que la marque elle-même.

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